Thursday, March 10, 2016 @ 12:03 PM Mackensy Mertilien
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Le pouvoir de la ViolencePierre Louis Opont, lors de son point de presse du vendredi 22 janvier, a expliqué ceci : Face à la détérioration de l’environnement sécuritaire et les menaces qui pèsent sur le processus électoral, le CEP a décidé de sursoir aux opérations électorales devant mener au 24 janvier 2016, jour prévu pour la tenue du scrutin.
En vue de protéger la vie des électeurs, celle du personnel du CEP, les biens de l’institution, particulièrement les établissements scolaires mis à disposition du CEP. Le Conseil, en a ainsi décidé.

Ces déclarations surprenantes, cette capitulation d’un homme à la tête d’une institution qui a défié tout le monde 24 heures avant, ont fait réfléchir plus d’un: la violence peut-elle être positive, c’est-à-dire persuasive ? Parce que si nous lisons bien, et si nous avions bien entendu, cette phrase est pleine de sens et de non dits : face à la violence, face aux menaces, et en vue de protéger la vie des électeurs et celle du personnel du CEP. Faut-il comprendre par là que seule la violence pouvait faire bouger les choses ? Nous sommes à un carrefour dangereux, très dangereux, il est important pour les néophytes, les amateurs, les apprentis sorciers de bien faire attention ; nous jouons avec le feu et nous risquons de bruler des innocents.
Des étudiants qui manifestent pour de meilleures conditions desprofesseurs, et qui rencontrent une opposition féroce de la police, des jeunes chômeurs inquiets sans avenir, comment voulez-vous qu’ils réagissent ? Il y aura toujours des avocats du diable pour expliquer que “la violence n’est jamais acceptable”; mais quand c’est le dernier recours, comment doit-on la considérer ? Et Dieu seul dans ce monde d’injustice, comment la ‘’violence’’ est nécessaire.
Imaginez la violence des colons contre les esclaves et imaginez la violence des esclaves pour se libérer, pour reprendre leurs dignités ; une violence qui a accouché de l’une des plus héroïques des épopées : la guerre de l’indépendance Haïtienne.
Nous vivons dans un monde violent, nous vivons dans des sociétés violentes ; toutes nos valeurs, toutes nos libertés, toutes nos sécurités, c’est le fruit de la « violence  ». Le pouvoir de laviolence…

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Thursday, March 10, 2016 @ 12:03 PM Mackensy Mertilien
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La droite en action, ou le néo esclavagisteAu nom de Radio Galaxie j’ai posé cette question à des parlementaires de la 50eme législature : que pensez-vous en tant que parlementaires de l’épidémie du Zika ? Les parlementaires interrogés ont banalisé la question ; ce n’est pas une préoccupation pour nous ont-ils sèchement et singulièrement répondu ; c’est la question politique qui nous intéresse. Voila qui vous avez voté gens de l’Artibonite, voila qui vous aviez voté gens du Sud, voici a qui vous aviez confié votre vote gens de la grande Anse, gens de l’Ouest, du centre, si effectivement vos votes ont compté.

Un système basé sur l’argent et le profit, sans se soucier du bien-être de la collectivité, du plus grand nombre; un système qui crée des richesses pour une élite, renforçant les inégalités, basé sur l’exploitation, s’appelle la droite ou le néo esclavagiste.

Dans ce système, a chaque fois qu’un pauvre sourit au soleil, il y a quelqu’un qui perd de l’argent, car tu ne travailles pas pour enrichir les tenants du système.

Nous comprenons très bien la position de ces parlementaires qui n’ont aucun intérêt dans la santé de leur population ; cela ne les intéresse pas, si des enfants meurent de faim, cela ne les intéresse pas si des paysans perdent leurs récoltes, cela ne les intéresse pas si l’épidémie de Zika fait des ravages dans le pays.

Le pire, c’est qu’ils trouvent une presse complaisante, des journalistes paresseux, sans imagination, prêts à colporter leurs propos sans questionner.

Jeunes, populations des 10 départements, le Zika est a nos portes, protégez-vous, portez des vêtements longs, utilisez un préservatif a chaque relation sexuelle, nettoyez votre cour, débarrassez-vous des récipients inutiles qui peuvent engendrer des moustiques, utilisez une moustiquaire si vous avez les moyens.

 Le ZIKA ne rentre pas dans les préoccupations des parlementaires de la 50eme législature, ce sont pour la plupart des éléments de la droite, des agents du néo esclavagiste.

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Thursday, March 10, 2016 @ 12:03 PM Mackensy Mertilien
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Des votes payants, des buts gratuitsSi les votes sont payants, pourquoi les buts et les victoires au prix de mille sacrifices devraient être gratuits ?

Combien coute un vote au parlement ? Aux environs de 50 mille dollars américain, selon les enjeux; le parlement, c’est un endroit sûr en Haïti pour faire de l’argent facile et rapide ; un vote se vend au prix d’or au parlement Haïtien actuellement. A la chambre des députés, les commerçants ont déjà vendu leur marchandise et encaissé leurs argents cash ; on ne fait pas de crédit; l’argent a eu raison de toutes les réticences ; les derniers indécis au sénat, font monter les enchères, car plus importants sont les enjeux, plus importants aussi est le porte feuille.

Maintenant regardons combien coute un but ? Courir pendant 90 minutes sur un terrain de football qui mesure entre 90m à 120m de long et entre 45m et 90m de large, n’est pas chose facile ; sans oublier les risques de blessures et les confrontations parfois difficiles avec les adversaires ; et pour arriver à marquer un but, cela demande de l’adresse, de la patience, de l’intelligence, de la passion.

Pourquoi un joueur ou une joueuse de football ne peut-elle pas gagner de l’argent au même titre qu’un politicien, et même plus ? Combien d’argent faut-il donner aux joueuses de la sélection U-17 féminine qui viennent de réaliser tout un exploit en se qualifiant brillamment à la Grenade pour la dernière phase qualificative du tournoi en route vers la coupe du monde en Jordanie, en battant toutes leurs adversaires, et surtout le Canada, 4eme puissance mondiale en matière de foot féminin.

Si un vote se vend à 50 mille dollars américain au parlement, combien devrait couter un but pour la qualification d’une équipe nationale dans un tournoi majeur, une compétition internationale ? Si un député, un sénateur exige 50 mille dollars US pour vendre son vote, l’état Haïtien, le secteur privé a assez d’argent pour offrir une maison ou payer des études supérieures pour ces jeunes filles qui viennent de
s’illustrer en terre étrangère pour sauver l’honneur d’apatrides, de renégats, de commerçants déguisés en parlementaires en politiciens pour exercer leurs activités commerciales.

Si les votes sont payants, pourquoi les buts et les victoires au prix de mille sacrifices devraient être gratuits ?

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Thursday, March 10, 2016 @ 11:03 AM Mackensy Mertilien
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Piscine de Siloé ou Sources puantesJésus vit en passant un aveugle de naissance; maitre, lui demandèrent ses disciples, est-ce que cet homme a péché ou ses parents pour qu’il soit aveugle? Tout comme, nous pouvons poser cette question, est-ce que nous avions pêché ou nos ancêtres pour que nous soyons dans cette situation de misère, de pauvreté, de dénuement ?

Composez ou décomposez ; le nouveau slogan destructeur d’un maitre du chantage et de la destruction ; et les événements de la fin de semaine a confirmé cette nouvelle donne. Les manœuvres politiciennes reviennent pour la plus belle avec la 50eme législature ; plus les jours passent, plus nous avançons comme un aveugle ; un aveugle qui aime sa cécité et qui ne veut pas guérir.

Maintenant, on parle non seulement de démission du premier ministre, mais aussi de démission du président provisoire pour non respect de l’accord du 5 février. Nous sommes revenus à notre sport favori, la rancœur, la vengeance, même si tout s’écroule, même si Haïti s’effondre.

Les intérêts, les enjeux sont importants ; de plus en plus, les informations filtrent, et les positions se dessinent au grand jour. Le PHTK dévoile son jeu, démission ou respect de l’accord du 5 février ; la KID avait déjà sonné la charge par la voix de son leader : composez ou décomposez ; les parlementaires n’y vont pas par quatre chemins, un autre premier ministre au plus vite pour gagner du temps, alors que des voix s’élèvent pour dénoncer les politiciens traditionnels, le secteur des affaires rétrogrades, l’inconscience des élites.

Pour retrouver la vue comme l’aveugle de Siloe, nous devons reconnaitre notre incapacité à trouver notre chemin en tant que peuple, de jour comme de nuit. La différence, nous ne nous considérons pas comme aveugles, démunis, nous refusons toute aide, nous refusons de nous laver de tout ce qui nous empêche d’avancer ; il suffit d’écouter les tribunes politiques ; les mêmes têtes, les mêmes arguments, les mêmes malades, les mêmes aveugles.

A défaut de la piscine comme à Siloe, pourquoi pas un bon bain aux sources thermales de ‘’ti tanyen’’ communément appelées sources puantes pour nous guérir de notre aveuglement, et voir le pays dans toute sa laideur, dans toute sa misère, pour changer notre façon de nous comporter ; c’est-à-dire comme de vrais aveugles…

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Saturday, February 6, 2016 @ 01:02 PM Mackensy Mertilien
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Le bal des HypocritesPatrice Lumumba dans tous ses états 12 fev. 1961, 55 ans depuis l’Assassinat de Patrice Lumumba ; le Congo, terre d’avenir, est-il menacé ? Tel est le titre d’un livre qu’il avait écrit ; il rêvait d’une autre société, d’un autre pays, de partage équitable des richesses du Congo, le pays qui l’a vu naitre ; tout comme des Haïtiens rêvent de bien-être, d’un autre pays, en se demandant si Haïti terre d’avenir était menacée ?

Voitures piégées, attentats, prises d’otages, fusillades, nous n’en sommes pas encore la en Haïti, cependant nous travaillons pour en arriver la. L’insécurité n’est pas nouvelle mais les messages n’ont jamais été compris. La faim, le dénuement, l’incertitude, le vol, le gaspillage, l’injustice constituent pour l’instant des menaces réelles. Et à chaque fois que nous faisons semblant de ne pas s’en apercevoir, nous jouons aux hypocrites.

‘’Nous sommes des hypocrites parce que nous prétendons que nous aimons Haïti et que nous travaillons à son bien-être alors qu’en réalité, ce sont nos propres intérêts qui nous intéressent. Et à chaque fois qu’une occasion se présente pour passer de la parole aux actes, nous faisons ressortir notre hypocrisie coutumière, en nous cachant derrière toutes sortes d’arguments et de lois. Et quand il s’agit de nos intérêts, même si la victime était notre mari, notre épouse, notre fils, notre mère, rien ne peut nous empêcher de faire valoir notre égoïsme’’. P.L. Nous avons refusé d’admettre qu’en se foutant de la gueule des pauvres, on les humiliait ; ceux qui vivent dans les taudis, sans espoirs, sans débouchés, regardent, guettent, prennent des notes et attendent ; ils attendent le bon moment comme des fauves à l’affût pour bondir, pour attaquer ; et quand ces gens, ces pauvres se défendent contre la faim, la misère, avec la seule arme qui leur reste, c’est à dire la violence, les hypocrites que nous sommes chantent en chœur la chanson de l’intolérance, du vandalisme, de la peur dans la cité.

‘’Pendant des années, nous avons, d’un côté, tenu la population, particulièrement les jeunes dans la misère crasse, pendant que, de l’autre, avec l’excuse d’implanter la démocratie, nous avons permis à des bandes organisées de prospérer, de créer des groupes armés, et de financer toutes les combines qui nous ont conduits à la situation actuelle’’. P.L.

On n’a pas besoin d’être un prophète ou un devin pour se douter que, plus on  continue dans cette voie, plus on risque de se faire agresser, tuer par un ou deux pauvres, des crèves la faim frustrés qui n’ont rien à perdre, puisqu’ils ne possédaient rien. ‘’Sur les millions de pauvres qui, à tort ou à raison, se sentent exploités, volés, trahis, il y en aura forcément un ou deux qui craqueront ; et en craquant, ils se « vengeront » sur tout ce qui leur tombera sous la main. Et en réalité, en « se vengeant », ils nous ont surtout qualifiés d’hypocrites’’. Patrice Lumumba est mort un 12 février 1961, en voulant libérer son pays des colons Belges et nationaliser les richesses du Congo.

En suivant la situation d’Haïti, on se demande, qui veut du bien à ce pays enchainé ? La réponse ? Pas grand monde ; car il y a trop d’hypocrites en tous genres parmi nous…

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Tuesday, September 29, 2015 @ 07:09 PM Mackensy Mertilien
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Nous irons aux urnes…

Nous irons aux urnesQuel rapport y-a-t-il entre Gaillot Dorsainvil et Jean Hébert Lucien ? Les 2 ont fait partie d’un CEP, les 2 ont été accusés de malversation, les 2 ont été dénoncés par le même homme, Pierre-Louis Opont, les 2 se sont mis à couvert, aucune explication n’est donnée jusqu’à date pour rétablir la vérité.


Rétablir la vérité, c’est ce que demande, réclame à cor et à cri des victimes et des parents victimes. Et en ce mardi 29 septembre, qui ramène l’anniversaire de la mort dans des conditions non encore élucidées par la justice, du pasteur Sylvio Claude président du PCDH, la famille attend encore 24 ans après les conclusions de l’enquête pour faire leur deuil. Des questions cruciales sur l’avenir du pays, des questions presque sans réponses, que nous nous posons tous les jours en tant que peuple ; des questions qui font peur.


La publication des résultats définitifs des élections du 9 août, ouvre la voie à d’innombrables questions et d’innombrables possibilités qu’il nous est impossible de deviner pour l’instant ; mais ce que nous savons à partir de cette publication, c’est le déchirement, la division, et surtout les interrogations ; où allons-nous ? Vers quelle destination, avec qui nous marchons, la route que nous suivons est-elle la bonne ?


Le problème se situe cependant, au niveau des oublis, des corrections, des promesses, des règles à respecter ; cette semaine s’avère importante pour tout le monde pour tout le pays ; nous attendons pour savoir qui sera la prochaine victime puisque tout est banalisé, relativisé, vite oublié.


Voilà pourquoi, nous irons aux urnes, voilà pourquoi nous irons voter, voilà pourquoi les candidats passent l’éponge, le pays ne mourra pas pour si peu, nous avions combattu la vérole, nous avons résisté à l’occupation américaine, nous avons survécu au choléra, nous avons survécu au séisme du 12 janvier, nous sommes toujours là malgré la faim et la misère, nous avons traversé le règne de terreur des Tontons macoutes, des chimères, des RPK, pourquoi devrions-nous abandonner aujourd’hui ? Nous irons aux urnes, même si nous ne savons pas pourquoi nous irons aux urnes.


Nous ne pouvons pas vous dire qui voter, cependant nous pouvons vous dire pour qui ne pas voter ; nous irons aux urnes et nous ne voterons pas les candidats qui n’envoient pas de signaux clairs ; d’ailleurs, ils sont tous des perroquets qui se répètent dans toutes les tribunes ; et justement, pour ne pas voter ces gens, pour ne pas donner vendre notre droit de vote et de décision pour un bol de soupe, nous irons aux urnes…

Daniel Raphaël Th.  – Galaxie

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Friday, September 25, 2015 @ 06:09 PM Mackensy Mertilien
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Frustrés, Dégoutés, oui ! Démissionnés, non…

Frustrés, Dégoutés, oui ! Démissionnés, nonNous aurons beaucoup de difficultés à vous dire pour qui voter ; comprenez, nous sommes arrivés à un point ou tout est mélangé, confondu ; dans nos propos, nous risquons de choquer bien des personnes, mais la réalité du pays nous pousse à être cynique et à confondre l’ivraie et le bon grain. Un jeune homme qui vole un téléphone pour manger, une jeune femme qui vole un porte feuille pour nourrir son gosse se retrouve en prison, nous sommes d’accord ; mais et celui qui a volé l’argent de ce jeune homme, de cette jeune fille, celui qui les ont appauvris, celui ou ceux qui ont volé l’argent qui devait servir pour créer des emplois, pour créer des richesses, pourquoi n’irait-il pas en prison lui aussi ?


Les gros voleurs en prison un jour ; les pilleurs de coffre, ceux qui ont dilapidé le trésor public ; nous n’avons pas de réponse exacte pour ce jeune qui nous a demandé si les juges et les avocats étaient tous des voleurs ? Devant notre hésitation il a enchainé en ces termes : pourquoi le voleur de pain, pourquoi le voleur d’un cellulaire et pas aussi le voleur de rêves, le voleur de bulletin, le voleur d’avenir ; nous irons aux urnes quand les comploteurs d’Haïti ? A quand l’emprisonnement des voleurs qui se sont succédés au pouvoir, comme les voleurs de pain ? Et si on posait la question à la société, et si on posait on posait la question aux candidats ? Bonne question, nous répondraient-ils, avant de réfléchir aux explications à donner, pour enfin ne pas répondre.


Le désintéressement, le désenchantement gagnent du terrain, augmentent de jour en jour au sein de la population principalement chez les jeunes qui ne veulent pas s’impliquer dans la politique ; ils laissent ainsi la voie libre à ceux qui n’ont aucun projet viable, et qui ne se soucient pas de l’avenir. Nous comprenons votre frustration, nous partageons votre dégout, mais nous n’acceptons pas votre démission, sinon vous allez souffrir, sinon le pouvoir en place restera en place, sinon on votera pour vous.


Le chômage a explosé, les prix grimpent sans qu’on vous demande votre avis, on prend des décisions qui engagent votre pays, votre avenir et celui de vos enfants, si la justice n’est pas rendue aux pauvres, alors là il faudra faire quelque chose: et c’est notre devoir de peuple, notre responsabilité.


Nous ne pouvons pas vous dire qui voter, cependant nous pouvons vous dire qui ne pas voter ; jusqu’à présent presque tous les candidats parlent en leur nom, ils parlent de leurs projets, mais pas encore, ou pas assez d’Haïti ; nous allons voter intelligemment, et nous ferons notre choix avec minutie, même si depuis des années, avec ces gens sans identité, sans état âme, le suffrage universel n’a plus de valeur…

Daniel Raphaël Th.  – Galaxie

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Thursday, September 24, 2015 @ 05:09 PM Mackensy Mertilien
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Nous continuons malgré tout…

Nous continuons malgré toutBorgnes, Estropiés, Manchots, Aveugles, sortez de vos trous, vous valez aussi bien, ou même mieux que les ‘’soi-disant’’ bien portants qui se présentent à nous comme candidats pour les élections de 2015…


En Haïti, on n’a pas besoin de compétence pour être président ; on n’a pas besoin d’être chef de parti, on n’a pas besoin de diplôme, on n’a pas besoin de compétence, on n’a pas besoin de moralité, on n’a pas besoin d’être Haïtien, en un mot on n’a pas besoin de beaucoup de choses ; moins qu’on en a, et plus les chances sont grandes ; il suffit d’avoir une tête plus ou moins présentable, ce que nous appelons une bonne bouille rassurante, lancer les habituels slogans : des emplois pour tous, de la sécurité, plus de justice sociale, augmentation du pouvoir d’achat en un mot comme de coutume dans pareil cas promettre que demain sera meilleur qu’hier, et tout le petit peuple s’emballe derrière le messie.


Les exemples sont là ; Aristide, Préval, Martelly, en passant par les putchistes et les profiteurs, rien n’a changé ; aujourd’hui nous sommes au même carrefour, pour le même rendez-vous raté depuis des années ; nous attendons encore l’homme ou la femme providence pour colmater les brèches de nos déficits, de la crise d’identité, de notre endettement, de notre maladie de peuple résigné. Aujourd’hui, ils sont nombreux, très nombreux, trop nombreux les prétendants, les candidats, cependant parmi cette multitude le peuple peine à choisir, tellement les discours sont creux et désuets.


Mais nous continuons malgré tout ; nous avons des réponses à tout, et quand ce n’est pas nous, la communauté internationale s’en charge à notre place ; l’étranger a toujours son mot à dire, le dernier mot qui va tout changer ; posez la question à un ancien président du CEP, il vous dira comment l’étranger est roi en Haïti ; l’avenir est incertain pour beaucoup, tandis que pour d’autre tout est clair ; ceux qui sont dans le secret des dieux, ceux qui brassent des millions et qui s’arrangent pour continuer à brasser malgré tout et quelque soit le régime ou le président


Nous ne pouvons pas vous dire qui voter, pas uniquement parce que nous n’avons pas le droit en tant que journalistes, mais parce que c’est difficile de vous inviter à faire un choix judicieux ; cependant, nous pouvons vous dire 5 années de plus de galère, d’errements, de souffrance, de mépris c’est suffisant, changeons de cap, passons à autre chose. La masse que nous sommes doit se tenir debout ; proposons, imposons nos revendications justifiées à tous ces manchots, ces borgnes, ces aveugles, ces estropiés de la politique en Haïti ; nous continuons notre lutte pour un autre pays malgré tout…

Daniel Raphaël Th.  – Galaxie

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Wednesday, September 23, 2015 @ 05:09 PM Mackensy Mertilien
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L’indifférence…

L’indifférence6 personnes sont mortes dans un accident de la circulation dans des conditions qui soulèvent la colère ; l’absence de l’état, l’absence d’un service de contrôle routier, l’absence de la police, l’absence du respect de la vie sont responsables de la situation, en un mot nous sommes tous responsables de la situation. Nous sommes dans un processus d’indifférence généralisée. Aujourd’hui, plus que jamais, on assiste à de profondes transformations économiques et sociales dans la majorité des pays de la région ; la république Dominicaine, notre voisine en est l’exemple, sans aller plus loin. Cependant devant l’existence de grandes inégalités en matière de distribution des revenus et l’état de pauvreté dans lequel se trouve un fort pourcentage de la population, on est en droit de s’interroger sur la capacité de la croissance économique et des acteurs politiques à affronter de tels problèmes.


Nous sommes à l’ère de l’indifférence, l’indifférence qui conduit à l’usure, au désintéressement de la population et surtout des jeunes à la chose publique, l’indifférence qui conduit à un sentiment d’inutilité ; on se sent ignoré, méprisé, voire insulté quand votre vote ne représente plus rien ; quand vous avez le sentiment que votre vote ne changera rien au résultat final, quand vous avez le sentiment que vous n’existez pas. Posez la question à ceux qui ne votent pas, posez la question aux jeunes, aux chômeurs, aux pauvres, ils vous parleront de leur lassitude, de leur frustration, lorsqu’ils constatent que les maux décriés depuis des années comme : la pauvreté, la corruption, l’impunité, le chômage, l’opacité dans les affaires et les décisions, l’insécurité, persistent.


Ne nous étonnons pas, c’est la réalité, surtout quand on vit dans un pays ou tout se fait à visage découvert ; le 9 août dernier, par exemple les acteurs étaient connus de tous ; ils ont attaqué les fondements de la société démocratique, en volant, en manipulant, en soudoyant, en trichant et après ils se déclarent vainqueurs et fiers; comment convaincre la population, surtout lorsqu’ils doutent de la crédibilité de l’élection, lorsqu’ils doutent du sérieux de l’organisme électoral et ne ressentent aucune volonté réelle de changement.


L’indifférence se manifeste par ce laisser aller, par ce mépris devant tant de misère ; l’indifférence, c’est cette jeunesse malade, en proie à toutes sortes de réflexion, en proie à toute sorte d’expérience pour fuir le quotidien et chercher ailleurs un sens à leur existence, dans des démarches douteuses, des compromis contre nature ; les candidats ne sont pas en odeur de sainteté, personne ne fait confiance aux hommes politiques ; si nous vous posons la question, qui voyez-vous comme l’homme ou la femme de la situation, que répondriez-vous ?


6 personnes sont mortes dans un accident de la circulation ; elles viennent grossir le nombre de ceux qui sont déjà morts depuis le mois de janvier, qui font partie des statistiques à mettre dans le Guinness des records ; cette indifférence que nous constatons, cette indifférence que nous dénonçons, loin de déranger, fait l’affaire d’un secteur puisqu’elle peut être perçue comme une légitimation, une acceptation de ceux qui au lieu de rester debout, abandonnent et laissent la place aux cyniques de notre société.


Nous ne pouvons pas vous dire qui voter, cependant nous pouvons vous dire qui ne pas voter ; mais avant de faire votre choix, il est temps de combattre l’indifférence…

Daniel Raphaël Th.  – Galaxie

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Tuesday, September 22, 2015 @ 05:09 PM Mackensy Mertilien
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Les moqueurs…

Les moqueursCelui qui se moque du pauvre, de son prochain outrage celui qui l’a fait, c’est-à-dire son créateur (prov. 17 verset 5). Combien de fois avions-nous snobé les pauvres, combien de fois nous nous sommes moqués des autres qui ne nous ressemblent pas ? il y a plusieurs façons de se moquer de quelqu’un, et aujourd’hui nous avons à la tête du pays un moqueur professionnel qui passe son temps, ne rate aucune occasion pour se payer la tête des autres ; la dernière victime en date a du démissionner de son poste.


Quand vous vous trouvez dans une situation de non droit, dans une situation de privation, dans une situation ou nos droits sont bafoués, piétinés, nous sommes dans la moquerie pure et simple ; quand les pauvres ne peuvent manger, quand les pères et mères de famille ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l’école, et vous invoquez le droit à la scolarité et au bien-être sans en créer les moyens, nous sommes dans la moquerie.


Cela fait des années que les moqueurs de ce pays se moquent des masses, se moquent des jeunes ; et ces moqueurs se sentent en position de force pour perpétuer leurs farces quand ils trouvent des flatteurs pour les défendre ; le premier ministre Evans Paul, d’ailleurs a trouvé une formule pour faire passer la moquerie : peut-on se mettre en colère pour n’importe quelle plaisanterie, même si elle est de mauvais goût ? On ne change pas un moqueur, il faut l’accepter tel qu’il est.
Le président François Hollande a vécu comme “un coup porté à (sa) vie tout entière” et dénoncé un “mensonge qui (le) blesse” après les accusations de mépris pour les pauvres portées par son ex-compagne Valérie Trierweiler, dans un livre.


“Cette attaque sur les pauvres, les plus démunis, je l’ai vécue comme un coup portée à ma vie tout entière (…). Dans toutes mes fonctions, dans tous mes mandats, je n’ai pensé qu’à aider, qu’à représenter ceux qui souffrent. Je n’ai jamais été du côté des puissants, même si je ne suis pas leur ennemi, mais je sais d’où je viens”, a déclaré le chef de l’Etat français à l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur.


“Vous croyez que j’ai oublié d’où je viens ? Mon grand-père maternel, petit tailleur d’origine savoyarde, vivait avec sa famille dans un modeste deux-pièces à Paris. Mon grand-père paternel, lui, était instituteur, issu d’une famille de paysans pauvres du nord de la France. Et vous croyez que je pourrais mépriser le milieu d’où je tiens mes racines, ma raison de vivre ?”, s’est indigné le chef de l’Etat.


Dans son livre “Merci pour ce moment”, l’ex-première dame Valérie Trierweiler, dont François Hollande s’est séparé en janvier, écrit notamment: M. Hollande “s’est présenté comme l’homme qui n’aime pas les riches. En réalité, le président n’aime pas les pauvres. Lui, l’homme de gauche, dit en privé: ‘les sans-dents’, très fier de son trait d’humour”.


Les moqueurs ont assez ri de nous, et ont fait rire de nous ; il est temps que cela cesse.
Nous ne pouvons pas vous dire qui voter, cependant, nous pouvons vous dire qui ne pas voter. Ne votons pas les moqueurs de ce pays qui se moquent de la misère des pauvres depuis la nuit des temps…

Daniel Raphaël Th.  – Galaxie

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