48ème législature, lente et pénible agonie

Le Parlement HaitienComme annoncé dans la presse tout au cours de la semaine écoulée, la  séance en Assemblée Nationale prévue par la loi mère pour le deuxième lundi de janvier 2010 ne s’est pas tenue. Ainsi, le président René Préval et le premier ministre, Jean Max Bellerive, n’auront-ils pas rendu compte à la République respectivement sur l’Etat de la Nation et  sur les réalisations de l’actuel gouvernement, comme le veut la constitution à pareille date. Et dire que les députés et les sénateurs élus pour 4 ans ont décidé de siéger au parlement jusqu’au deuxième lundi du mois de mai. Une décision qui continue d’alimenter les débats entre les parlementaires et certains analystes concernant la valeur constitutionnelle d’une telle disposition.


Entre temps, 4 députés ont décidé de vider les lieux. C’est le cas de Steven Benoit, Emmanuel Fritz Gérald Bourjolly, Hugues Célestin et Génesté Jean David. Cependant, contrairement à ses trois collègues, le député Bourjolly se dit prêt à accepter tous les privilèges dus à son statut si  on continue à les lui offrir en ‘’cadeau’’.


Les députés et les sénateurs élus pour 4 ans vont probablement rester en fonction jusqu’au deuxième Lundi de mai 2010, date à laquelle la nouvelle législature devrait entrer en fonction. En ce sens, Le député Saurel  Yacynthe n’y va pas par quatre chemins. La décision de rester en poste jusqu’au deuxième Lundi de mai a été l’œuvre d’un compromis politique scellé par les leaders politiques, a expliqué le parlementaire qui est passé de la Fusion des Sociaux Démocrates à la plateforme INITE. C’est aussi le cas du député Lucas Saint Vil, candidat au poste de sénateur pour le département du Nord-Ouest. Tous ceux qui pensent que le mandat des membres de l’actuelle législature est arrivé à terme ce lundi 11 janvier 2010 sont dans l’erreur, selon Lucas Saint Vil.


Une nouvelle fois donc, le ‘’compromis’’ politique a eu raison de la constitution de 1987. Ainsi va Haïti.