Le chef de l’Etat équatorien, Rafael Correa, au cours d’une visite de quelques heures ce mardi en Haïti, en sa qualité de Président pro tempore de l’Unasur, a signé avec le Président haïtien René Préval une déclaration portant sur le Plan d’Action Unasur-Haïti et l’acte relatif à l’établissement du Secrétariat technique Unasur-Haïti à Port-au-Prince, à l’occasion d’une cérémonie déroulée dans le jardin du Palais national, dévasté par le séisme de Janvier dernier. A travers ce Plan d’Action, l’Unasur devra contribuer au programme d’appui pour la protection et la valorisation des infrastructures urbaines et productives ; réduire la vulnérabilité de la population et consolider les capacités de réponse aux inondations et ouragans et enfin renforcer les capacités nationales et locales et les instructions démocratiques dans le processus de redressement et reconstruction d’Haïti.
Dans son allocation, le Président Rafael Correa a déclaré qu’il était venu rendre des comptes au peuple haïtien concernant les engagements pris par les pays de l’Amérique du Sud vis-vis de son pays « qui travers un moment difficile mais aussi un moment d’espoir ». Le Président équatorien a souligné la « redevance que les pays Sud-Américains ont envers Haïti pour les avoir aidé à conquérir leur indépendances ». Rafael Correa a indiqué que l’Union des nations Sud-Américaines a déjà décaissé 65% du montant engagé à court terme
pour la reconstruction d’Haïti.
« Sur les 100 millions promis pour la reconstruction durant les 18 premiers mois, 75 millions seront déposés sur les différents comptes du gouvernement haïtien jusqu’à ce mois de septembre et avant la fin de décembre 2010, le reste sera décaissé », a fait savoir le Président Correa, annonçant que l’Unasur va débloquer sur le long terme 200 millions pour le financement de projets dans le cadre de la
reconstruction.
Le chef de l’Etat équatorien dit vouloir s’assurer que la reconstruction d’Haïti est conduite par le gouvernement et le peuple haïtiens. « Ce que nous voulons c’est une autre forme de coopération,
une coopération Sud-Sud », a déclaré M. Correa. « Nous nous sommes opposés à toute forme d’impérialisme humanitaire en Haïti. Le peu que nous pouvons faire pour ce pays frère, nous le ferons de façon efficace », a-t-il poursuivi.
Le chef de l’état haïtien, René Préval, se félicite de la coopération développée avec l’Union des nations Sud-Américaines. Il a dans l’intervalle insisté sur la coopération bilatérale existant entre Haïti et les pays membres de l’Unasur, en dehors de celle entamée avec cette entité en 2009 et qui s’est renforcée après le séisme du 12 janvier qui a tué plus de 300,000 personnes et détruit une bonne partie de l’économie haïtienne.
Le numéro un haïtien s’est particulièrement enorgueilli de l’attribution du poste de Secrétaire Technique au Secrétariat technique Unasur-Haïti à l’ambassadeur argentin Rodolfo Matarolo qui, selon M. Préval, connait bien Haïti pour y avoir déjà conduit des missions dans le domaine de droits humains notamment.
Le collectif pour le renouveau d’Haïti décide finalement de prendre part aux élections de nomvembre prochain. “Le collectif pour le renouveau d’Haïti a attendu en vain, le renvoi de l’actuel Conseil électoral provisoire” ont fait savoir les responsables de ce regroupement de parlementaire.
Avec 90 candidats à la députation et 11 au sénat de la république, le COREH se lance dans la batialle. Selon le sénateur Youri Latortue, c’est le moyen le plus sûr de faire obstacle au plan personnel du président de la république avec la plus grande vigilance. Le parlementaire en a profité pour fustiger le comportement de René Préval qui se fait du plaisir à rencontrer des candidats à la présidence pour faire passer le temps et mieux atteindre ses objectifs inavoués au détriment des intérêts réels de la nation aujourd’hui menacée, argumente-t-il.
Confirmant de son coté, sa candidature aux sénatoriales de l’ouest, Steven Benoit a invité les militants de base à rester mobilisés afin de supporter tous les candidats du COREH au niveau national. L’ancien député de Pétion ville n’a pas écarté la possibilité de soutenir un candidat à la présidence.